COGNITIS France (Groupe GFI), réunion de Négociation du protocole électoral, en sa séance, du 19 Novembre 2014 : spectacle hallucinant !

Conformément à la loi, la Direction des affaires sociales du groupe GFI a convoqué (par courrier Recommandé avec A.R) les organisations syndicales intéressées, pour participer à la première réunion de négociation du protocole électoral. Selon la dite invitation, les représentants du syndicat Alliance Sociale se sont présentés dans les locaux de GFI situé à Saint Ouen.
Etaient présents :

  • Alliance Social,  délégation composée de 3 membres dont le RSS et 2 membres du bureau du syndicat
  • CFDT, délégation composée de 3 membres élus au CE, dirigent le CE de COGNITIS France depuis quelques années
  • CGT, délégation composée de 3 membres, aucun élu au CE, le seul membre suppléant avait quitté l’entreprise et n’a pas été remplacé
  • CFE/CGC, délégation composée d’une dame, d’après nos informations, aucune section syndicale constituée chez COGINTIS France et aucun élu .
  • CFTC, délégation composée d’une personne, d’après nos informations, aucune section syndicale constituée chez COGINTIS France et aucun élu
  • SUD, délégation composée d’une personne, d’après nos informations, aucune section syndicale constituée chez COGINTIS France et aucun élu

COGNITIS France
réunion de négociation
du protocole électoral

Une réunion de syndicalistes et d’élus majoritaires, pour bien peu de choses….

Nous avons constaté rapidement et dès l’ouverture de la séance que la Direction de GFI a déjà entamé le processus de négociation avec les autres, quelques jours avant cette réunion ! Visiblement ils étaient là juste pour la forme, ou pour faire semblant …
Les sujets mineurs y ont atteint des sommets d’ennui et de lenteur, quant aux questions essentielles elles ont été soigneusement verrouillées, limitées à une simple exposition de pure forme, relégué en fin de liste, vite expédiées, le plus souvent sans débat et sans négociation.
Circulez, il n’y a rien à voir ! C’est-ce qui s’appelle faire oublier habilement le principal sous l’accessoire : du grand art pour Madame la DRH et ses rares acolytes autorisés, distillant, avec des airs de componction, une parole bien parcimonieuse. Moins on en dit, mieux on se porte pour les uns : telle pourrait être la devise de cette majorité qui ne se comporterait pas autrement si elle avait fait main basse sur une noble instance .
Et nos éminents syndicalistes et autres élus dans tout ça, me direz-vous ?
Le premier qui bredouille à propos de sujets insipides, qui hésite, qui est presque pour, mais qui est tentée d’être contre par principe ou par stratégie, ou inversement, et qui finalement ne sert à rien, sinon à penser aux voyages, divers spectacles à organiser ou à la date de distribution des chèques cadeau , ce qui constitue une stratégie gagnante …. Il faut absolument que ça colle bien pour attirer les votes et assurer sa réélection et continuer la direction du Comité d’Entreprise.
Le second qui, avec malice qui essaie de parler de je ne sais quelle procédure judiciaire, sujet qui n’a rien à voir avec la réunion qui nous intéresse, et soutien une position totalement contraire aux statuts de sa propre organisation syndicale !

Le troisième lui, celui qui n’a même pas de section syndicale constituée, qui n’est même pas certain de pouvoir constituer de liste, quand bien même sa centrale syndicale historique existe depuis des siècles, ne manque pas de toupet, se réveille juste avant la clôture de la séance et réclame avec insistante l’énorme subvention proposée par l’employeur (450 €) pour financer la campagne électorale même s’il ne présente pas de liste ! AMEN !

Enfin, les représentants d’Alliance Sociale ont tenté de poser les bonnes questions et de pousser dans leurs retranchements les ennemis de la transparence et de la démocratie sociale, en dépit des insinuations désobligeantes, des sarcasmes ricanant et des airs entendus des carpes majoritaires. Les questions portaient essentiellement sur l’organisation du vote électronique et le contrôle nécessaire pour la sincérité du scrutin. Alliance Sociale n’est pas contre le vote électronique par principe, mais exige qu’il soit sécurisé et transparent, et surtout pour obtenir une meilleure participation dès le premier tour.

Mais le plus hallucinant c’est d’entendre des syndicalistes dire, « moi je ne veux pas de quorum au premier tour  » ! On ne se pose même pas la question pour qui roulent-ils….

Voilà le tableau !
Quant au fond, retenons quelques propositions d’Alliance Sociale qui auraient mérité mieux qu’un escamotage savamment orchestré.